Pourquoi il est urgent de devenir acteur de sa longévité et d’anticiper sa dépendance




130 milliards d’Euros. C’est le chiffre d’affaires généré par la Silver Économie en 2020. La notion est anglo-saxonne , apparue dans les années 2000.

Elle désigne l’ensemble des marchés, activités et services dédiés aux personnes âgées de plus de 60 ans. « Silver », « argent » en français, renvoie à la chevelure argentée des seniors. Aujourd’hui, c’est un secteur en plein développement avec l’arrivée dans cette tranche d’âge de la génération des « Baby Boomers »

La plupart, pour le moment voyagent, font du sport, se sont « digitalisés » et représentent une part non négligeable de consommation de loisirs, mais aussi en matière d’immobilier, retraite, santé, bien-être et bien vieillir.

En 2019, il y avait 20 % de personnes ayant plus de 65 ans dans la population française.

Avec la diminution des naissances et l’allongement de la durée de vie ce sera 20 millions de + 60 ans en 2030 et 24 millions en 2060. En 2020 l’espérance de vie moyenne est de 79 ans pour un homme et 86 ans pour une femme et se projette respectivement à 86 et 91 ans à l’horizon 2 060.

Fortes de ces projections qui dessinent les contours d’une véritable société de la longévité, outre les enjeux de financement des retraites, les notions de dépendance et de perte d’autonomie sont réelles et incontournables. Comment s’y préparer et l’anticiper dès à présent ?

Voici l’occasion d’expliquer ce qu’est la perte d’autonomie et comment elle se mesure, et quelles sont les solutions aujourd’hui disponibles pour y faire face.


La Silver economy



Les 23 et 24 novembre derniers, s’est tenu à Paris Porte de Versailles le salon de la Silver économie qui est un salon professionnel dédié aux services et technologies pour les seniors et les aidants.

La Silver économie possède depuis 2013 son propre observatoire dédié. En France, cette filière est bel et bien une véritable filière de relance. Elle a généré en 2020 130 milliards d’Euros et la création de 300 000 emplois. Cette économie est pérenne, appuyée sur des projections démographiques indémontables.

Apres la crise sanitaire, la tendance est à la domiciliation. 90 % des seniors souhaitent pouvoir le plus longtemps rester chez eux. C’est donc une tendance très forte et porteuse d’innovation et de nombreuses entreprises se développent dans ces domaines.

Cette innovation s’inscrit dans les domaines des loisirs, des activités autour de la forme et de la santé mais aussi dans l’aménagement des espaces, les services à domicile et services numériques (tablettes, visiosécurité, systèmes connectés) et bien sûr dans l’humain avec l’aide aux personnes en situation de dépendance (kiné, repas, ménage, courses, coiffure…)

Notre objectif est donc d’apporter des solutions pertinentes et ciblées et d’anticiper ces besoins qui peuvent être libératoires pour les seniors. Il est aussi important de se projeter et de mieux comprendre ce qu’est la dépendance et les différents rôles qui peuvent incomber à un aidant qui accompagne un parent, un voisin concerné par cette perte d’autonomie.


Mieux comprendre la dépendance


Face à cette mutation sociétale sans précédent, le marché de l’assurance dépendance s’adapte. La création de la 5eme branche de la Sécurité Sociale est en réflexion, et a été ajournée du fait de son coût de financement très lourd. En effet, comment trouver de nouvelles ressources sans « taxer plus » les Français ?

Comment permettre de « bien vivre plus longtemps et en bonne santé », dans une perspective démographique telle que celle qui arrive inéluctablement avec l’allongement de l’espérance de vie et l’accélération du vieillissement de la population ? En 2060 il y aura deux fois plus de personnes en perte d’autonomie qu’à l’heure actuelle !



Comment définir une situation de dépendance ?

De façon générale, la dépendance évoque un état de perte d’autonomie et/ou d’incapacité liés à l’âge, à la maladie, au handicap, qui impose à la personne d’être aidée par un tiers. Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer figure parmi les principaux facteurs d’entrée en dépendance, avec 900 000 cas et troubles apparentés. Le nombre de personnes touchées pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040.

En France, on compte 12000 décès liés à des chutes accidentelles et fractures du col du fémur. Mais la perte d’autonomie peut également frapper avant, dès 40 ans avec la sclérose en plaques ou le diabète, dès 50 ans avec une recrudescence des accidents vasculaires cérébraux (140 000 AVC par an), de l’hypertension ou des accidents cardiaques dès 60-65 ans, etc.

Elle est quantifiable et mesurable selon l’intrication de plusieurs facteurs :

- Les maladies psychiques

- La maladie physique

- L’environnement

Elle se mesure en fonction de la capacité à effectuer les 5 actes de la vie quotidienne tels que se nourrir, changer de position, se déplacer, s’habiller, se laver pour la partie mobilité. Par ailleurs les aspects cognitifs entrent en ligne de compte, englobant les facultés d’apprentissage, de raisonnement, d’attention, la maîtrise du langage ainsi que l’orientation dans l’espace et le temps.

C’est donc sur la base de cet ensemble de capacités à la fois physiques et cognitives qu’ont été mises au point différentes catégories selon la grille d’Autonomie gérontologique groupe ipso-ressources (AGGIR pour évaluer le niveau de dépendance de l’assuré. C’est sur la base de cette évaluation que pourra être mise en place une allocation personnalisée d’autonomie, délivrée par les conseils généraux. Le montant de l’allocation dépend de l’hébergement (à domicile ou en établissement), du degré de dépendance (légère ou lourde) et des revenus. Actuellement en moyenne, l’APA versée s’élève à 533 € par mois et près de 1 400 000 personnes en bénéficient.

Dans cette dimension de la dépendance quel que soit son degré, on oublie souvent de citer un élément majeur de réponse : le rôle central des aidants. Pour reprendre la définition de l’OCDE, les aidants sont des « individus qui dispensent, chez eux ou à l’extérieur, des soins quotidiens ou hebdomadaires aux membres de leur famille, à leurs amis ou aux membres de leur réseau de relations qui requièrent une aide dans les activités élémentaires de la vie quotidienne (AVQ) et les activités instrumentales de la vie quotidienne. » En France, ils sont 11 millions, soit 1 français sur 6, à accompagner un proche en situation de dépendance, en raison de son âge, d’une maladie ou d’un handicap. Il faut garder à l’esprit qu’âgés en moyenne de 52 ans, ils sont exposés à un risque de surmortalité de 60 % dans les 3 ans qui suivent la maladie de leur proche. Maladies chroniques, stress et épuisement sont à l’origine de cette tendance.


Le Contrat Entour’Age pour devenir acteur de sa longévité


Afin de pouvoir répondre à ces différents enjeux de société, Axa a imaginé une solution sur mesure pour devenir acteur de sa longévité face à la dépendance tout en préservant son autonomie financière. Il s’agit du contrat bien nommé » Entour’Age » basé sur une évaluation préalable du degré de dépendance de l’assuré avec 3 niveaux de perte d’autonomie : totale, partielle ou légère. En fonction de cette évaluation, l’assuré souscrit à l’une des deux formules proposées :

- Formule dépendance totale

- Formule dépendance totale et partielle

En cas de dépendance totale, est prévu le versement d’une rente mensuelle comprise entre 500 et 3 000 €. Le montant est fixé lors de l’adhésion. En cas de dépendance partielle, le montant de la rente versée est égal à 50 % du montant choisi en cas de dépendance totale. Il y a des garanties optionnelles comme la possibilité d’un capital versé dès reconnaissance d’une indépendance totale ou la possibilité de mettre en place un capital décès, à souscrire avant l’âge de 85 ans.

Ce contrat inclut également un service d’assistance aux aidants pour faciliter leur quotidien, qu’il s’agisse des démarches administratives à effectuer, de trouver des aides à domicile agréées pour le proche, de faire réaliser le diagnostic de l’habitat du proche, de pallier une éventuelle absence en cas d’immobilisation ou de besoin de repos.


N’attendez pas pour souscrire à une assurance dépendance. Une seule personne sur 4 se voit allouer l’allocation plafond et il faut retenir que le coût moyen d’un maintien à domicile est de l’ordre de 1800 Euros par mois vs 2 700 euros par mois pour un placement dans un établissement spécialisé. Il faut savoir aussi que l’état de dépendance moyenne dure 4 ans et qu’il est question de constituer un capital de 144 000 euros pour une personne seule et le double pour un couple pour faire face à un besoin de 3 000 euros mensuels. Il s’agit avant tout de mettre en place une solution qui en cas de dépendance, vous procure un complément de revenu mensuel viager qui viendra s’ajouter à votre retraite de façon à couvrir le coût financier lié à la dépense. Enfin, le contrat Entour’Age possède une option unique sur le marché qui évite les cotisations à fonds perdu en remboursant les sommes versées si le décès survient avant 85 ans et sans état de dépendance.


La dépendance vous concerne dans votre environnement familial ? Vous êtes aidants ? alors contactez moi, je vous apporterai tous les éclaircissements nécessaires.


Valérie Magnan

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