Disparité femmes/hommes au travail. Comment préserver l'indépendance financière des femmes en 2021 ?

Dernière mise à jour : juil. 13

Le chemin est encore long mais en progrès ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes, selon les chiffres de l’INSEE, les écarts de salaire entre les femmes et les hommes, à volume de travail égal, se réduisent régulièrement depuis quarante ans. On observe notamment une diminution d’un quart sur les deux dernières décennies. Certes ! Mais la ségrégation professionnelle n’est pas un mythe et la femme active subit toujours un ensemble de discriminations parfaitement identifiées : inégalités salariales qui augmentent à mesure que le niveau de diplôme est élevé, inégalités en volume de travail, catégories des secteurs, entreprises et postes exercés. S’ajoutent également des inégalités hiérarchiques, ainsi qu’en matière d’accès aux emplois les mieux rémunérés, en particulier pour les mères.

Le constat est le même du côté de l’entrepreneuriat au féminin. Les chiffres, même s’ils sont encourageants, révèlent également des disparités, avec une part des femmes dirigeantes d’entreprises qui s’élève à 27,2 % et à 41,9 % pour les micro-entrepreneuses selon les chiffres de l’INSEE en 2017. Il est question ici de faire en premier lieu un point factuel détaillé de la situation professionnelle des femmes en France aujourd’hui, qu’elles soient salariées ou entrepreneures. Et d’évoquer ensuite les accompagnements et solutions qui existent pour protéger les femmes en cas d’accidents de la vie (divorce, maladies graves, situation de dépendance).


Être une femme active en France en 2021


Les chosent avancent, d’année en année, sous la surveillance accrue du Ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances. Voici quelques tendances de fond de cette disparité, chiffres à l’appui.


Des inégalités salariales


Selon l’INSEE, en 2017, dans le secteur privé, les femmes sont rémunérées en moyenne 16,8 % de moins que les hommes sur un poste équivalent temps plein. Plus le niveau de diplôme est élevé, plus ces disparités augmentent, avec un écart de près de 21% chez les cadres.


Des inégalités en volume de travail


En 2019, plus d’un quart des femmes actives travaillent à temps partiel (28,4 %) tandis que cette tendance ne concerne que 8,3% d’hommes actifs. Contrairement aux inégalités de rémunération, c’est une disparité qui peine à disparaître et cela est un facteur lourd qui contribue à creuser ce persistant écart salarial.


Des inégalités en matière de diversité des postes occupés et des secteurs professionnels


Les femmes occupent des emplois moins variés que ceux des hommes. Elles ne font pas non plus les mêmes métiers, ne travaillent pas dans les mêmes secteurs ou dans les mêmes entreprises. .

C’est en cela que l’on parle de ségrégation professionnelle.


Des inégalités hiérarchiques


En 2017, 22,8% des postes occupés par les hommes correspondaient à des emplois de cadre, versus 17,5% pour les femmes. Pour les hommes, on constate que trois professions sur les vingt les plus représentées correspondent à des emplois de cadre, tandis que pour les femmes on n’en compte qu’une seule. La ségrégation professionnelle apparait clairement lorsque l’on réalise que sur trois emplois de cadres, deux sont liés au secteur technologique, très masculinisé dès le choix de la filière d’études. Le caractère encore peu mixte dans le choix des enseignements et des orientations a une vraie incidence sur les typologies d’emplois occupés et par conséquence sur les inégalités salariales.



Des inégalités en matière d’emplois les mieux rémunérés


Ce sont des inégalités qui se sont progressivement réduites au cours de ces deux dernières décennies. Toujours selon l’INSEE, la probabilité pour une femme d’accéder à un emploi parmi les 10 % les mieux rémunérés était de 36 % inférieure à celle des hommes en 2017, contre 48 % en 1997. Pour les 1 % d’emplois les mieux rémunérés, les femmes ont une probabilité d’accès inférieure de 58 % en 2017, contre 76 % vingt ans plus tôt.


Des inégalités liées à la maternité


Il est à noter qu’à tous ces « facteurs » discriminatoires, vient s’ajouter une réalité tristement constante : les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes se creusent notamment en fonction du nombre d’enfants. Sur la base du revenu salarial net, en 2017, les femmes salariées du secteur privé qui avaient alors trois enfants ou plus gagnaient en moyenne 47,5% de moins que les hommes, vs 32,3% pour deux enfants, 24,1% pour deux enfants, 18 ,1 % pour un enfant.


Face à cet amer constat, on ne peut qu’être amené à se demander si l’expansion de l’entrepreneuriat féminin peut contribuer à inverser cette tendance pour les femmes.

Et bien la réponse est malheureusement non ! et ce malgré de belles performances.




Entreprendre au féminin en 2021


En termes de parité, les chiffres concernant la création d’entreprise sont encourageants.

En France, en effet, l’entrepreneuriat féminin représente 36% du nombre total d’entrepreneurs et 40% des entreprises individuelles. Souvent, parce qu’elles n’osent pas … Elles obtiennent généralement moins d’aides au financement que les entreprises créées par des hommes, elles représentent tout de même 73% des entreprises qui sont toujours en activité après 3 années d’existence.

Les motivations des femmes à créer leur entreprise sont les mêmes que celles des hommes : indépendance, ambition, goût pour l’entrepreneuriat, idée ou passion porteuse, perspective d’augmentation du revenu.

Mais pourquoi parler d’entreprenariat au féminin de façon non inclusive ?

Parce qu’on y retrouve les mêmes symptômes que dans le salariat. Les femmes en effet connaissent encore de véritables freins, qu’ils soient réels ou imaginaires, liés à des schémas assez anciens : stéréotypes des genres, culpabilité, légitimité, syndrome de l’imposteur et charge mentale pour les aspects psychologiques. Côté matériel, d’autres facteurs coexistent tels que les obligations familiales et les inégalités pour accéder à des financements supplémentaires. Les freins culturels évoluent et plus nombreux sont les structures d’accompagnements et clubs d’entrepreneurs 100% féminins. Les femmes commencent à mesurer la force des réseaux et s’entraident comme le font les hommes historiquement. C’est d’ailleurs grâce à une étude réalisée par le réseau Bouge ta boîte que l’on prend la mesure de la précarité des femmes entrepreneures. Effrayante réalité : 67 % des dirigeantes d’entreprises en France gagnent moins de 1500 € et que 70% d’entre elles réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 50 000 € par an. Ces chiffres, étayés par des données plus approfondies figurant dans cette étude, résument à eux seuls les difficultés financières rencontrées par une majeure partie des entrepreneures, avec tous les impacts qu’elles génèrent durablement. Dans la perspective de plus d’équilibre et de performances, la pente reste raide, il y a nécessité à protéger le présent et prévoir l’avenir des femmes actives fragilisées par tous ces freins et facteurs discriminants. Le courage et l’initiative ne doivent pas être sanctionnés.


Mesdames, des solutions existent pour vous et vos proches pour sortir de cette fragilité et devenir actrices de votre indépendance financière


Même les femmes actives doivent à tout prix protéger leur niveau de vie durablement.

Quant à celles qui ont fait le choix de l’entrepreneuriat, protéger leur activité, qu’elle soit en création ou en développement est indispensable pour leur sérénité d’esprit.

Il y a une urgence du côté des micro- entrepreneures, qui ont un statut particulièrement précaire. Très récemment, on a pu constater que les micro-entrepreneuses en congés de maternité 2021 se sont retrouvées quasiment privées de droits, dès lors qu’elles n’ont pas perçu suffisamment de revenus en 2020.

Etre bien accompagné dans sa réflexion d’épargne en cohérence avec sa situation pour anticiper le financement des projets est une démarche responsable à court ou moyen terme. A plus long terme, cette précarité impactera fortement le niveau des pensions de retraite.

Il faut donc aussi l’anticiper et se préparer dès maintenant.

En 2018, d’après l’édition 2020 des chiffres-clés de l’égalité hommes-femmes, on comptait en effet une différence de l’ordre de 41% d’écart de pension entre les femmes et les hommes pour les retraités résidant en France.


Axa s’engage pour :


- Favoriser les égalités hommes / femmes


- Soutenir les femmes actives et les accompagner dans leur indépendance financière


- Promouvoir les femmes et les encourager à se lancer dans un projet solide et durable


Mesdames, certes, souvent vous n’avez pas un moment à vous ! qu’est ce qui est plus important que l’impact de toute cette énergie déployée chaque jour sur votre situation financière pour vous et vos proches ? Santé/prévoyance, épargne/retraite : en tant qu’experte de ces sujets, je suis disponible pour un bilan personnalisé et vous aider y voir plus clair. Prenons le temps d’en parler.


Valérie Magnan

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